Chroniques sous Lithium

Le trouble de la personnalité borderline

Publié par : Liv le : 30 mars 2009

Le trouble de la personnalité borderline touche près de 2 % de la population. Les personnes atteintes de ce trouble psychique ont énormément de difficultés à gérer leurs émotions.

“Mon enfance a été un véritable cauchemar. Lorsque j’étais bébé, mes parents ne me prenaient jamais dans leurs bras quand je pleurais. Ils me giflaient et me cognaient jusqu’à ce que je me calme ou plutôt que je tombe dans les pommes. Je n’ai aucun souvenir de moments de tendresse, de câlins ou d’un peu de respect à mon égard.”

“Je crois que j’ai toujours vécu dans la violence : mes parents hurlaient et se tapaient dessus, ils cassaient des meubles et les jetaient par la fenêtre. Dehors aussi ils étaient violents. La police venait régulièrement chez nous…J’étais un enfant très solitaire.”

Expériences traumatisantes, rapports familiaux chaotiques, manque d’attention…La plupart des personnes borderline – également appelé état limite – ont été abusées ou maltraitées pendant leur enfance. Le manque d’amour et d’attention les a également profondément marquées. Peu de gens sont capables de surmonter de telles épreuves. Les malades doivent apprendre à gérer leur instabilité émotionnelle et leurs blessures identitaires.

Symptômes
Sautes d’humeur, troubles du jugement, perte de contact avec le réel: le trouble borderline a plusieurs facettes. C’est un mélange de nombreux symptômes, plus ou moins accentués selon les personnes. La plupart souffrent d’un sentiment d’infériorité et ont une mauvaise image d’elles-mêmes. Beaucoup ont peur d’être abandonnées. C’est ce qui explique leur besoin de contrôler en permanence leur entourage. Leur vie toute entière est dominée par la peur.
Certains patients borderline se réfugient dans la dépression, le mépris de soi et la solitude. Beaucoup se sentent transparents et totalement étrangers au monde qui les entoure. Ils sont incapables de ressentir de la joie ou de la douleur, ce qui fait naître un terrible sentiment de vide en eux. D’un point de vue psychodynamique, on peut considérer que le trouble borderline est un mécanisme inconscient de défense contre la douleur intérieure. Il est pratiquement impossible pour une personne borderline de mener une vie normale. Beaucoup rencontrent des difficultés au travail. Leur humeur constamment changeante complique la vie de famille et les relations avec les proches.

Comportements d’auto-agressivité
Les personnes atteintes du syndrome borderline doivent faire face à une énorme souffrance psychique. Elles n’ont jamais appris à gérer leurs sentiments, c’est pourquoi elles retournent toute leur colère, leur tristesse et leur agressivité contre elles-mêmes. Elles utilisent l’automutilation pour faire retomber la pression intérieure. De nombreux malades se tailladent les bras ou se tapent la tête contre les murs. Il leur arrive de se blesser gravement, voire mortellement.Les patients ne peuvent pas s’en défaire. Ils commencent par se couper de façon superficielle et puis toujours plus profondément. La maîtrise des émotions et la perception de la douleur s’en trouvent d’autant plus fragilisées.
Il existe différentes manières de se faire du mal, que ce soit en conduisant dangereusement ou en développant des troubles alimentaires. Cela peut aussi se traduire par une addiction au jeu ou à la drogue. De nombreuses personnes borderline se mettent sciemment dans des situations à risque, afin de mieux prendre conscience d’elles-mêmes et de la réalité qui les entoure. La plupart d’entre elles ont déjà fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique et le taux de suicide de ces patients est particulièrement élevé : près de 10 % décident de mettre fin à leurs jours.

La thérapie comportementale dialectique
Depuis les années 90, les hôpitaux allemands utilisent la thérapie comportementale dialectique pour soigner les patients borderline. Les médecins se servent de stimuli olfactifs, gustatifs ou thermiques comme alternatives à l’automutilation. Parfums, packs de glace, piment… Tout cela est censé aider les patients à sortir de leur état d’extrême excitation. Cette thérapie a pour but de leur enseigner un nouveau moyen d’exorciser leurs souffrances.
Les patients apprennent à résister au stress, à gérer les tensions et à maîtriser leurs émotions de façon à éviter tout risque de dérapage. Ils travaillent sur leurs sentiments émotionnels tout en y intégrant le facteur humain : le patient doit parvenir à s’imposer à autrui sans être rejeté par les uns ou les autres au bout du compte.

Des études ont montré que la thérapie comportementale dialectique permettait de réduire considérablement le taux de suicide ainsi que le nombre et la durée des séjours en clinique. Cette thérapie offre également aux patients une meilleure intégration sociale et professionnelle. Malgré cela, rares sont les pays européens à utiliser cette méthode.

Source: HIPPOCRATE, magazine de santé

1 Réponse vers "Le trouble de la personnalité borderline"

la thérapie comportementale dialectique me semble etre une approche dangereuse. D’une part, elle ne cherche pas à résoudre ou à comprendre la cause des soucis mais à solidifier encore plus les résistences du patient. Or c’est en entrant en contact avec son passé et ses émotions (et donc en acceptant de défaire des barrières, des protections, pas en les renforçant) que l’on atteind la raison de ce trouble émotionnel.
Si j’ai eu des parents qui m’humiliaient dans ma petite enfance, mais que je n’ai connu que ça comme référence, je n’ai pas été capable de comprendre que c’était anormal et j’ai du enfouir en moi ma personnalité et mes émotions pour survivre. A l’age adulte je me serais perçuadée que j’ai eu une enfance normale, heureuse, mais j’aurais plein de comportements que je ne maitrise pas : colère éxagérée, mépris de ma personne, tics ou tocs, autant de symptomes qui sont dus à la tension interne que j’ai en moi depuis ma naissance et que j’ai refusé de laisser sortir de peur de souffrir.
L’approche émotionnelle a pour but de revisiter ces émotions, de leur laisser le droit de s’exprimer (dans un cabinet insonorisé et protégé), d’apprendre qu’on a le droit d’avoir des émotions, et de comprendre que si mon mari a oublié de m’appeller et que je me mets très très en colère, ce n’est pas parceque “je fonctionne pas bien et j’ai besoin d’apprendre à supporter 3tones de stress” mais que celà fait écho à une blessure d’enfance (par exemple : papa ne tenait jamais se engagements et ne venait jamais me voir à mon gala, on ne m’aime pas si on ne vient pas, mon mari ne m’aime donc pas)
La thérapie comportementale, pour la petite histoire rapide, a été inventée par un homme qui a enfermé volontairement sa propre fille dans une boite pour valider sa théorie des entrées et sorties. Elle a aussi testé le cas de hommes homosexuels en partnat du principe que si à chaque fois qu’il regarde une photo d’homme nu on lui envoit une décharge éléctrique et si à chaque fois qu’il regarde une photo de femme nue il ne se passera rien ou pourra le “rééduquer” à une vie sexuelle “normale”.
Quel genre d’etre humain peut avoir ce genre de pratiques à part un adulte qui a souffert dans son enfance et légitimise aujourd’hui derrière des pratiques soit disant “scientifiques”, une forme de manipulation qu’il al ui meme subie ?

Laisser un commentaire

C'est le blog de Liv, une trentenaire borderline et bipolaire, ni victime ni désepérée, juste une amoureuse de la vie bien décidée à en finir avec ses troubles..
Bookmark and Share Add to Technorati Favorites

 

mars 2009
L Ma Me J V S D
    avr »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  
Les textes présents sur ce blog ne sont pas libres de droit et si vous souhaitez utiliser des extraits, merci de me faire la demande au préalable.